Mise au point

La semaine dernière, au cours des débats sur l’ouverture du mariage civil, sont remontées à la surface de vieilles histoires sur lesquelles il me semble nécessaire de faire aujourd’hui un point définitif.

Parce que je lui demandais de justifier la publication d’une circulaire dont la conséquence principale ne sera pas, comme elle le prétend, de régulariser des situations existantes (il y a pour cela d’autres moyens), mais de cautionner et favoriser une pratique asservissante, la GPA, Madame Taubira n’a pas trouvé d’autre moyen pour se défendre, que de citer, hors de son contexte et après plus de 15 années, cette malheureuse phrase de vestiaire que j’avais laissé écrire à un journaliste qui me questionnait.

Je veux redire* ici que je regrette ces mots, et que si, à l’époque, je n’en mesurais pas la portée, ni la souffrance qu’ils pouvaient provoquer, j’en ai pleinement conscience aujourd’hui, car j’ai, heureusement, changé en 15 ans.

Les mêmes, qui s’offusquent qu’on leur rappelle leurs errements d’il y a 15 ans, comme par exemple celle-ci qui refusait le mariage et l’adoption aux homosexuels, et qui le soutient aujourd’hui, ou celle-la qui honnissait le drapeau français et militait avec ardeur pour l’indépendance vis-à-vis d’une nation dont elle a aujourd’hui en charge un des ministères régaliens, ont eu recours, en faisant cela, aux procédés les plus bas, et les plus indignes du débat républicain.

Sur l’idée, fausse, que je renierais aux femmes le droit d’être légitimes ailleurs qu’à la maison, deux exemples simples et révélateurs : lorsque j’étais ministre des Sports, mon cabinet était l’un des plus féminisés du Gouvernement. J’ai toujours pratiqué à l’égard de mes collaboratrices et collaborateurs une stricte égalité de traitement. Ils sont nombreuses et nombreux à pouvoir en témoigner. Aujourd’hui encore, à l’Assemblée, c’est sur une équipe strictement féminine que je m’appuie.

Alors cessons les caricatures, qui ne servent ni les individus, ni les causes, reconnaissons que la jeunesse nous a parfois fait dire ou faire des choses que nous ne referions plus, et revenons à ce que les Français attendent de nous : que nous travaillions, au service de l’intérêt général.

* : je m’en étais déjà expliqué en octobre 2011, lors d’une interview au Parisien.
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