Archive | janvier 2014

Soutien à Valérie Pécresse

Alors que Valérie Pécresse défend courageusement les intérêts de la Région Ile de France face à la politique irresponsable de la majorité socialiste, elle est attaquée dans la presse. Retrouvez ici l’ensemble des arguments de bon sens qui dénoncent l’aberration de la situation des transports http://www.valeriepecresse.fr/2014/01/30/rien-ne-justifie-laide-aux-transports-pour-les-etrangers-sans-papiers/.

PSA Poissy

J’apprend avec stupéfaction que PSA annonce, à l’issue d’un comité d’établissement, la suppression d’une équipe sur son site de production à Poissy, sur la ligne produisant la Peugeot 208. 

Compte tenu dMINOLTA DIGITAL CAMERAes engagements pris par Philippe Varin, Président du Directoire du groupe, il y a quelques mois, je considère être face à une rupture de l’accord moral sur le travail en confiance et en transparence avec les élus.

Cette annonce est d’autant plus étonnante que l’année dernière, après la fermeture du site PSA d’Aulnay, la direction de PSA avait annoncé un transfert de personnels vers le site de Poissy, consolidant ainsi l’avenir du site.

Cette réorganisation de la production entrainera la suppression de plusieurs centaines d’emplois, affectant ainsi de très nombreuses familles pisciacaises, alors même que l’avenir du groupe semble conforté par l’entrée à son capital du chinois Dongfeng.

Si les contraintes industrielles doivent être prises en compte, les réalités humaines d’une telle annonce doivent aussi être considérées avec la plus grande attention par la direction de PSA.

Je sollicite donc la tenue d’une réunion avec les responsables de PSA et les élus du territoire dans les meilleurs délais, afin d’obtenir des explications et des réponses concrètes.

Il faut préserver le commissariat de Poissy !

La nouvelle carte des commissariats fait débat (via http://www.leparisien.fr)

La future organisation des hôtels de police présentée comme plus efficace ne fait pas que des heureux. Déjà des élus s’inquiètent.

Y.F. | Publié le 17 janv. 2014, 07h00

Le commissariat compte un peu plus de cent policiers. La moitié de l’effectif va partir à Conflans-Sainte-Honorine dans le cadre d’un plan de mutualisation des services.

Le projet de mutualisation des services de police, établi par le ministère de l’Intérieur, passe mal dans les Yvelines. Six villes craignent de perdre leur commissariat. A Poissy, où la mesure a été annoncée vendredi, les effectifs devraient fortement diminuer en raison d’un transfert des moyens à Conflans-Sainte-Honorine. En total désaccord avec ce redéploiement, David Douillet, le député UMP de la circonscription, vient d’écrire à Manuel Valls pour lui rappeler « toute l’importance du commissariat de Poissy ».

Les policiers de la brigade de nuit, de la brigade anticriminalité ou encore ceux de la sûreté urbaine, chargés des enquêtes judiciaires, vont en effet quitter Poissy pour rejoindre le poste de Conflans-Sainte-Honorine. « Ce projet va à l’encontre des réalités géographiques et démographiques du territoire de Poissy, souligne David Douillet dans son courrier. Cela porte également un préjudice certain à la qualité du service public rendu aux habitants compte tenu de l’activité avérée du commissariat. »

Selon le syndicat Alliance, ce sont environ 45 à 50 fonctionnaires sur la centaine du service qui vont partir de Poissy. « C’est inconcevable en raison de l’importance du secteur de couverture composé d’une vaste zone urbaine mais aussi de zones sensibles », déplore Loïc Travers, le délégué des départements de grande couronne. Les communes de Carrières-sous-Poissy ainsi que Villennes-sur-Seine y sont rattachées.

Cinq autres commissariats sont également concernés par le projet de mutualisation : Marly-le-Roi, La Celle-Saint-Cloud, Maisons-Laffitte, Vélizy-Villacoublay et Fontenay-le-Fleury. Certaines unités vont être amenées à rejoindre le commissariat principal de l’agglomération. « Le but est de faire des économies en fusionnant les moyens », poursuit le syndicaliste.

La préfecture confirme ce plan de redéploiement des unités, validé en octobre dernier. « L’objectif est d’être plus efficace et de mettre en place une nouvelle organisation des services d’enquêtes pour affaires de cambriolages et de produits stupéfiants », précise-t-elle. Et si le syndicat évoque une transformation des commissariats concernés en poste de police, la préfecture réfute cet argument. « Les services à la population et de proximité sont maintenus, prévient-elle. L’accueil des victimes, les patrouilles et les interventions de sécurité routière seront assurées. » « Les habitants de Poissy ne seront pas privés de commissariat, ajoute Frédérik Bernard, le maire PS de la ville. Il sera toujours opérationnel 24 heures/24 ». De son côté, Jacques Myard, le député-maire UMP de Maisons-Laffitte, estime que le nouveau dispositif « a un aspect positif car il permet une meilleure coordination des services chargés des enquêtes ».

Projet de loi sur l’avenir de l’agriculture

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention en Discussion Générale le 08.01.14 sur le Projet de loi agriculture.

Vous pouvez également revoir cette intervention en vidéo en cliquant sur le lien : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5045.1975058

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Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, à l’examen du projet de loi qui a débuté hier soir à l’Assemblée nationale, un double constat s’impose.

Pour commencer, le monde agricole n’était pas forcément demandeur d’une telle loi. Il attendait en revanche beaucoup du Gouvernement pour défendre ses intérêts à Bruxelles dans le cadre de la révision de la PAC pour la période 2014-2020.

C’est ce que la France a fait entre 2008 et 2014, lorsque mon excellent collègue Bruno Le Maire était en charge de ces questions. Or, visiblement, de nombreuses inquiétudes se font jour devant ce qui apparaît comme une renationalisation de notre politique agricole.

Vient ensuite une grande déception, car ce projet de loi ne contient pas de réelle ambition, ni sur la stratégie d’avenir de l’agriculture française ni sur sa capacité à rester compétitive dans un marché globalisé et de plus en plus concurrentiel. Il est illusoire de penser que les mesures que vous proposez, monsieur le ministre, permettront de soutenir efficacement notre modèle agricole afin qu’il ne subisse pas le même sort malheureux que nos industries.

Au contraire, de nombreuses dispositions viendront compliquer encore plus le quotidien de nos agriculteurs qui croulent déjà sous la paperasse administrative. Quid de la performance économique de notre agriculture face à nos voisins européens et plus largement aux marchés émergents ? Quid de la recherche et de l’innovation dans un domaine aussi stratégique que l’agro-alimentaire ? Quid de notre stratégie d’investissement et de développement pour les prochaines décennies afin de sauver un modèle agricole qui se meurt aujourd’hui faute de vision globale ?

Maintenir une agriculture économiquement robuste et créatrice d’emplois, c’est avant tout lui donner les moyens de créer de la valeur ajoutée.

En zone périurbaine et tout particulièrement en région Île-de-France, l’agriculture perd non seulement son potentiel de terres cultivables en raison de l’étalement urbain, mais également une part importante de son environnement économique et industriel : industries de première transformation – laiteries, sucreries, abattoirs, coopératives, différents fournisseurs, concessionnaires de matériels, etc.

Si les agriculteurs sont indemnisés individuellement en réparation du préjudice subi du fait de la perte d’emprises, quels moyens mettons-nous en œuvre pour moderniser et développer notre industrie agroalimentaire en intégrant l’ensemble des maillons de la chaîne, des producteurs aux consommateurs ?

Je vous invite, monsieur le ministre, à vous pencher sur la proposition, formulée par la chambre interdépartementale d’agriculture d’Île-de-France, de créer un fonds de compensation abondé par une taxe de 1 % du prix d’acquisition de terrains nus rendus constructibles, qui serait payée par les acquéreurs.

Cette contribution, dans les régions périurbaines où la pression foncière est très forte, permettrait d’aider à la création de nouvelles filières, de prendre des participations dans des entreprises de transformation, de mettre en place de nouveaux modes de commercialisation, de développer de nouvelles unités de transformation, en d’autres termes, de créer de la richesse et de l’emploi.

Si nos industries agro-alimentaires comptent quelques grandes entreprises, elles s’articulent pour l’essentiel autour de très nombreuses PME, souvent de petite taille.

Les pertes de parts de marché subies au cours des dernières années, notamment dans les industries du lait et de la viande, témoignent cependant des faiblesses inhérentes à ce modèle. Nos principaux partenaires de l’Union européenne, tels que l’Allemagne, les Pays-Bas ou le Danemark, ont opté pour des entreprises de grande taille, qui développent des stratégies offensives sur l’ensemble du marché européen. Il est vraiment très regrettable que le texte que vous nous proposez n’offre aucune réponse à ces réalités économiques qui menacent l’équilibre de notre agriculture.

Les agriculteurs français font malheureusement chaque jour l’expérience amère de ces réalités et je ne peux m’empêcher de penser à ces drames humains qui font trop souvent la une de nos journaux.