Archive | mai 2014

Les leçons de l’Histoire

10300764_757992424234723_2027940510752810045_nLes cérémonies de commémoration du 8 mai 1945 qui viennent de se dérouler nous rappellent, et c’est indispensable, à notre devoir de mémoire et de transmission. Elles doivent aussi être l’occasion de regarder le présent et de préparer l’avenir.

En effet, que répondre à cette question d’un enfant devant le Monument aux Morts : « Et si la Seconde Guerre Mondiale, elle avait lieu maintenant, les nazis, ils tueraient qui » ?

La réponse permet de remettre en perspective un certain nombre de choses. Parce qu’au-delà des juifs et des tziganes que les nazis ont jetés dans les camps de l’horreur, il est plus que probable que tous les français issus de l’immigration subiraient aujourd’hui le même sort, au nom de la différence.

Mais différent de quoi ? Notre pays a connu depuis les années 50 des vagues d’immigration successives qui lui ont donné son visage actuel. Pour une large part, de l’immigration de travail, voulue, demandée par la France. Qui s’est assez peu souciée à l’époque de son intégration véritable, et qui a créé le terreau d’une partie des difficultés que nous rencontrons aujourd’hui.

La montée de certains extrémismes, en France comme partout en Europe, doit être l’occasion de réaffirmer la capacité des pays et des peuples européens à faire alliance contre tous les fascismes, et à défendre envers et contre tout une conception de l’Homme et de la liberté qui fait avancer l’humanité.

Nous arrivons aujourd’hui à la troisième génération d’individus qui n’ont pas connu la guerre sur leur territoire, en Europe. C’est sans doute une des raisons qui explique que les nouveaux visages des extrêmes leur semblent moins repoussants, moins révoltants. Ils en sentent de manière moins aigüe le potentiel dévastateur.

Nous devons donc  impérativement profiter de ces commémorations pour être capables de répondre à nos enfants  que le sens de l’humanité, c’est de construire ensemble un avenir meilleur, c’est d’apprendre à se connaître pour se respecter, c’est de penser ensemble pour mieux se comprendre.

Que le repli sur soi, entre membres d’une même communauté, ou d’un même parti, dont chacun pense détenir la vérité, est au contraire le plus sûr moyen de faire éclater ce rêve né de la révolution Française, devenu réalité, cette République une et indivisible, cette Patrie tant chérie par le Général de Gaulle, qui protège tous ses enfants et assure à chacun la liberté de conscience et le droit au bonheur.

Nous devons constamment rechercher l’équilibre, pour être capables de nous enrichir mutuellement, car notre vraie richesse ce sont nos différences, et que ces différences ne deviennent pas des oppositions ouvertes qui mettraient en péril le plus précieux de tous les équilibres, celui qui dure maintenant depuis près de 70 ans : la Paix en Europe.

Pour cela, il faut commencer par aller voter le dimanche 25 mai, pour que notre pays n’envoie pas eu Parlement des eurodéputés prônant une politique de peur et de repli, mais des eurodéputés qui veulent continuer de construire l’Europe que nous souhaitons pour nos enfants !