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séance AN // mon intervention en 2nde lecture du projet de loi biodiversité

Questions au gouvernement 23 juillet 2013 M. Douillet

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention à l’occasion de l’examen en 2nde lecture du projet de loi Biodiversité.

J’ai la conviction que l’on protège mieux ce que l’on connait et que nous ne pourrons accomplir les objectifs poursuivis dans ce texte, sans le soutien actif de tous les acteurs qui concourent déjà à la préservation de la biodiversité.  C’est la raison pour laquelle j’ai déposé un certain nombre d’amendements qui visent à reconnaitre le rôle des chasseurs mais également des agriculteurs dans la préservation de la biodiversité. C’est leur intérêt autant que le nôtre !

 

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« Mes chers collègues,
Dans quelques instants, nous commencerons l’examen des amendements déposés dans le cadre de la 2ne lecture de ce projet de loi biodiversité, deux ans après son dépôt sur le bureau de l’Assemblée Nationale.
Ce texte qui nous est revenu profondément modifié et enrichi au Sénat a été de nouveau malmené en Commission développement durable et je le regrette vivement.
Je juge pour ma part extrêmement dommageable que la majorité socialiste ait jugé utile de ranimer les polémiques, en revenant sur l’équilibre qui avait été trouvé par le Sénat s’agissant de la reconnaissance des usages de la biodiversité, de la chasse et de l’agriculture, notamment.
Après deux années de navette parlementaire, il est regrettable que nous soyons incapables de nous accorder sur la définition de la biodiversité et sur la nécessaire consécration législative de ses valeurs d’usage.
Au même titre que l’ensemble des acteurs qui participent à la protection de la biodiversité, les chasseurs demandent une reconnaissance de leur rôle et refusent d’être stigmatisés à travers l’adoption d’amendements anti-chasse qui n’ont clairement rien à faire dans ce texte.
Je souhaite malgré tout saluer la position du Gouvernement sur ce point – Madame Royal affirmait en première lecture au Sénat – je cite :
« je crois qu’il faut mettre un terme aux oppositions et tensions entre les défenseurs des chasseurs et ceux de la biodiversité. Il est nécessaire de trouver un équilibre, dans le respect qui est dû à chacun. »
Aujourd’hui, je ne connais pas meilleurs protecteurs de la nature, que les chasseurs eux-mêmes.
Je compte sur Madame Pompili pour continuer de faire respecter cet équilibre précieux.
Dans ce même esprit, je regrette la suppression de l’article relatif aux parcs zoologiques qui concourent à une mission de conservation de la biodiversité, d’éducation du public et à la culture de la biodiversité.
Ce texte doit être l’occasion de permettre à tous les acteurs qui concourent activement à la préservation de la biodiversité d’être reconnus dans leurs missions.
Les parcs zoologiques participent à la reproduction d’animaux rares pour pouvoir les réintroduire dans leur milieu naturel et collaborent aux programmes de conservation des espèces menacées de disparition. Ils ont bien entendu toute leur place dans ce projet de loi – et je ne dis pas cela parce que j’ai la chance d’accueillir sur ma circonscription le parc zoologique de Thoiry dans les Yvelines.
Mais il est vrai mes chers collègues, que l’on protège mieux ce que l’on connait et nous ne pourrons accomplir les objectifs poursuivis dans ce texte, sans le soutien actif de tous les acteurs qui concourent déjà à la préservation de la biodiversité. C’est leur intérêt autant que le nôtre.
Trop longtemps, par ignorance, nous avons délaissé ces sujets. Il faut aujourd’hui faire confiance aux acteurs qui chaque jour sont confrontés aux enjeux de la biodiversité sur le terrain.

Si seulement, nous avions mis la tête sous l’eau plus tôt pour apprécier la catastrophe écologique qui touchent nos fonds marins en méditerranée.
Pour conclure sur l’Agence française pour la biodiversité, je dois avouer que je n’ai toujours pas perçu l’intérêt de créer une énième agence qui viendra se superposer aux institutions existantes sans ancrage véritable dans les territoires, dont nous connaissons leur diversité. Où est l’effort de rationalisation de la dépense publique ? Quelles seront ses ressources nouvelles ?