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Vote de la motion de censure

Le 20 mars, l’Assemblée était appelée à voter une motion de censure, officiellement déposée par le groupe UMP le vendredi 15 mars, en application de l’article 49.2 de la Constitution.

Cette procédure, traditionnellement utilisée pour mettre en cause la responsabilité du Gouvernement, était pour notre groupe l’occasion de faire un premier bilan de l’action de François Hollande à la tête de l’Etat, et d’obtenir du Premier ministre, de plus en plus absent des réponses aux Questions au Gouvernement, qu’il s’exprime sur ses orientations politiques.

Dans un contexte économique et social international de plus en plus complexe et tendu ; au moment où les Français souffrent de la pression fiscale toujours plus étouffante du Gouvernement ; sans voir le bout du tunnel en matière d’emploi, avec une hausse permanente du chômage (plus de 1000 emplois détruits chaque mois) c’était aussi pour notre opposition l’occasion de rappeler ses valeurs et les axes qu’elle propose au Gouvernement.

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Retrouvez mon intervention au Talk Orange le Figaro ce mercredi

Je répondais aujourd’hui aux questions d’Yves Thréard sur le plateau du Talk Orange Le Figaro : politique du Gouvernement, priorités pour les Français, pression fiscale et débats parlementaires étaient au programme. Vous pouvez revoir l’émission en cliquant sur l’image ci-dessous :

TOLF 13.03.2013

Matraquage fiscal

400_F_45680100_aelALa57k5AdBKNHzXu9JwK74KeFI8WjAlors que nous traversons une crise sans précédent, le Gouvernement et la majorité parlementaire ont choisi de n’apporter que des réponses partielles et d’augmenter massivement les impôts. Ce matraquage fiscal qui touche l’ensemble des Français, et en particulier les classes moyennes, a été mis en exergue pendant la session extraordinaire qui s’est tenue au Parlement lors de la rentrée parlementaire.

A peine élu et malgré l’urgence de la situation économique, François HOLLANDE n’a proposé dans une loi de finances rectificative qu’un retour en arrière avec la suppression de mesures votées pendant le quinquennat de Nicolas SARKOZY : l’abrogation de la TVA compétitivité, l’augmentation de la fiscalité relative aux donations successions, la hausse démesurée du forfait social, la création d’une contribution exceptionnelle préfigurant une réforme du barème de l’ISF ou encore l’augmentation du nombre de fonctionnaires dans l’éducation nationale dès la rentrée de septembre.

Nous avons déposé plus de 400 amendements sur ce texte, et notamment de nombreux amendements de suppression des articles pour s’opposer à la politique irresponsable du Gouvernement et montrer notre opposition farouche à cette augmentation orchestrée des impôts, alors que la situation exigerait d’agir davantage sur la dépense publique, comme le préconisent la Cour des comptes et la Commission européenne.

C’était d’ailleurs le sens de la politique menée par Nicolas SARKOZY afin de réduire nos déficits et rétablir nos comptes publics dans le contexte de la crise.

Au cours de l’examen du projet de loi de finances pour 2013 et de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, nous avons souligné l’importance de préserver le pouvoir d’achat des retraités, et avons une nouvelle fois instamment demandé au Gouvernement de ne pas avoir pour seule réponse à la crise une augmentation massive, et en toutes circonstances, des impôts.

Les députés de la droite continueront de défendre les retraités, en s’opposant par exemple à la suppression de l’abattement de 10% du revenu imposable qu’envisage le Gouvernement, et seront au rendez-vous durant toute la durée du quinquennat pour servir tous les Français, en s’opposant à la politique menée par François HOLLANDE.

Projet de Loi de Finance – Mission Travail et Emploi

Je suis intervenu aujourd’hui dans l’hémicycle dans le cadre du débat sur le Projet de Loi de Finances pour 2013 (PLF), sur la mission Travail- Emploi.

C’était l’occasion de redire mon attachement aux valeurs de l’entrepreneuriat, et au soutien et à la reconnaissance que devrait avoir l’Etat pour celles et ceux qui sont, en France, les créateurs de richesse et d’emploi, et que la majorité actuelle préfère soumettre à une pression fiscale de plus en plus intolérable.

Vous pouvez lire mon intervention ici et la vidéo est disponible sur le site de l’Assemblée Nationale.

Génération Entreprise : notre tribune dans Le Monde

Après avoir officiellement lancé notre think-tank lors d’une conférence de presse mercredi après-midi, nous co-signons une tribune, publiée dans le Monde d’aujourd’hui, que vous pouvez lire à cette adresse.

Comme le démontre la lecture du Projet de Loi de Finances pour 2013, les entrepreneurs sont les mal-aimés du nouveau Gouvernement.

Dans ce contexte, les députés de l’opposition ont le devoir de faire entendre le point de vue de celles et de ceux qui créent, innovent, osent et entreprennent ; celles et ceux qui sont la source de la croissance et du dynamisme de l’économie française et du rayonnement international de la France.

Force de proposition, levier politique, laboratoire d’idées, « Génération entreprise», association créée en 2002 par Olivier Dassault et Jean-Michel Fourgous, s’appelle désormais « Génération entreprise – Entrepreneurs Associés » et a vocation à rassembler des députés et anciens députés, des entrepreneurs mais aussi celles et ceux qui ont à cœur de défendre et de promouvoir l’esprit d’entreprise et la liberté d’entreprendre. Nous sommes déjà 74 députés à nous engager.

Pédagogie de l’économie, valorisation de l’initiative et de la responsabilité, sont au cœur de notre action.
Nous voulons être les défenseurs de l’équilibre entre économie et politique, être une plateforme d’échanges entre ces deux mondes et porter la voix des entrepreneurs.

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Discours de politique générale du Premier ministre : un déni total des recommandations de la Cour des Comptes !

Didier Migaud, premier président de la cour des Comptes, a du passer un désagréable moment cet après-midi, devant le discours de politique générale du Premier ministre.

En effet, durant une longue heure et demie, Jean-Marc Ayrault a fait le catalogue des mesures promises par François Hollande lors de sa campagne, mesures incantatoires et budgétairement irréalistes, dont les classes moyennes feront les frais :

–  Quand le rapport de la Cour des Comptes met l’accent sur la double nécessité de réduire les dépenses et de trouver de nouvelles recettes, le chef du Gouvernement s’est engagé sur des dépenses toujours plus importantes, contre toute raison.

–  Alors que la Cour pointe le problème posé par la masse salariale de l’État, qui a progressé de 0,48% en 2011 malgré la suppression de 32.000 emplois, le Premier ministre a réitéré l’engagement de créer les 60.000 postes promis par le candidat Hollande !

Il a ensuite rappelé sa volonté de réformer l’impôt sur le revenu, d’alourdir l’impôt sur la fortune, de supprimer l’exonération de charges sur les heures supplémentaires dans les entreprises de plus de 20 salariés. Toutes ces mesures grèvent lourdement la compétitivité des entreprises, et seront à court terme destructrices d’emploi.

Après la hausse de 2% du SMIC, qui va coûter 2 milliards à l’Etat, et risque de détruire plusieurs dizaine de milliers d’emplois, pour un gain individuel limité à 21,50€ par mois, le discours prononcé cet après-midi devant la représentation nationale ne fait que confirmer le déni de réalité dans lequel semble vouloir s’enfermer le nouveau Gouvernement, et dont la France, et les Français, feront les frais dans quelques mois, et cela malgré les mises en garde de la Cour des Comptes.